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100 séries télé à regarder absolument, voir avec plaisir... ou à éviter

STAR TREK : Aux origines du mythe

STAR TREK : Aux origines du mythe
Star Trek (Star Trek). Série. Science-fiction. États-Unis.
79 épisodes de 47 minutes (3 saisons).
Première diffusion du 6 septembre 1966 au 3 juin 1969 sur NBC (États-Unis) et du 26 décembre 1981 sur TF1 – 13 épisodes – au 30 septembre 1986 sur La 5 – intégrale – (France).
Créée par Gene Roddenberry
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, Nichelle Nichols, James Doohan, George Takei, Walter Koenig, Majel Barrett 
 

 

Classification : 4 étoiles

Regardé par le rédacteur : Intégrale.

 

Le vaisseau spatial Enterprise vogue à travers les espaces intergalactiques. À son bord : le capitaine James T. Kirk, M. Spock et le Dr McCoy, un trio mythique pour une série qui ne l’est pas moins et qui, près de cinquante ans après son apparition à l’antenne, continue de prospérer.

 

Pourquoi regarder absolument
Star Trek ?

 

Un message universel

Comme le martèle le capitaine Kirk dès le générique, la mission de l’équipage de l’Enterprise est d’« explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles formes de vie et civilisations, aller là où personne n’est jamais allé ». Star Trek est donc l’histoire d’une quête, celle d’explorateurs qui jamais n’imposent aux peuples rencontrés leur philosophie.

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Star Trek est né de l’imagination de Gene Roddenberry, véritable visionnaire voire utopiste. Le monde qu’il décrit, distant de trois siècles du nôtre, a éradiqué la famine, la pauvreté et les guerres. Ayant vaincu ses démons, l’homme peut se tourner vers l’autre, symbolisé par les peuples extraterrestres rencontrés, qui n’est plus considéré en rival mais devient source d’échanges et d’enrichissement.

 

De grands auteurs de SF

Star Trek a recours à tous les artifices de la science-fiction : robots, voyages dans le temps, téléportation, odyssée intersidérale, batailles spatiales, univers parallèles, êtres d’énergie pure, virus mutants… Pour donner vie à cet imaginaire, Gene Roddenberry est allé chercher les plus grands de la SF de l’époque (Fredric Brown, Robert Bloch, Theodore Sturgeon, Richard Matheson, Norman Spinrad, Harlan Ellison, Isaac Asimov, David Gerrold, George Clayton Johnson, Jerry Sohl et bien d’autres).

Gene Roddenberry construit un monde de toutes pièces, des seringues hypodermiques du Dr McCoy aux règlements de Starfleet, qui rend l’ensemble crédible. À un point tel que quatre autres séries (Star Trek : La Nouvelle Génération, Star Trek : Deep Space Nine, Star Trek : Voyager, Star Trek : Enterprise) et douze longs métrages s’en sont nourris sans réussir à l’épuiser.

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Le capitaine Kirk, Spock et le Dr McCoy forment les trois facettes d’un même personnage. Spock incarne la raison tandis que le bougonnant docteur, sans cesse en désaccord avec Spock, se laisse emporter par ses passions. Au centre, Kirk est ce que doit être un chef : il tranche entre les deux opposés.

 

Tolérance

Les scénarios sont empreints d’une philosophie un peu naïve mais qui découle de cette fragmentation. Il s’agit souvent pour les protagonistes d’arbitrer entre une solution qui satisfasse le plus grand nombre sans pour autant en sacrifier un seul. Peut-on détruire une entité extraterrestre, même dangereuse, surtout lorsqu’elle est la dernière représentante de son espèce ? Non. Bien avant l’heure, la série posait la question de l’écologie, de la parité homme/femme, de l’égalité, de l’emprise de la technologie sur l’être humain. Ce sont ces messages qui assurent aujourd’hui encore l’intérêt de Star Trek.

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Les épisodes, dont la mise en scène date un peu, bénéficient d’un beau travail sur la lumière, les couleurs (le rouge et le bleu, notamment) et des décors très épurés. On suggère plus qu’on ne montre. S’il s’agit d’un impératif à l’heure où les effets spéciaux numériques n’existent pas, il n’en reste pas moins que la réussite de la série tient en grande partie à ce pouvoir de suggestion.

 

Quand Star Trek fait de l’anti-américanisme

On a souvent reproché à Star Trek de véhiculer l’imagerie d’une Amérique impérialiste. Rien n’est plus faux. L’équipage accueille des individus issus de toutes les cultures. Uhura est swahilie, Sulu, japonais, Chekov, russe, et Scotty, écossais. Gene Roddenberry souhaitait célébrer non pas les pionniers de l’Ouest américain (même s’il s’en est inspiré) mais leur soif de découverte. Cette soif se double d’une contrainte à laquelle les officiers de Starfleet doivent impérativement se plier. Il s’agit de la Directive Première qui interdit d’interférer avec le développement normal de toute culture ou société. Rien n’est plus éloigné de la politique d’ingérence que pratiquent les États-Unis depuis des décennies.

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Spock, un personnage fascinant

Ce respect de l’autre, M. Spock, second de l’Enterprise et officier scientifique, l’incarne à merveille. Vulcain par son père, humain par sa mère, il mène un combat cornélien. Élevé selon les rites de Vulcain, ses actes sont guidés par la logique pure. Mais ne parvenant pas à renier sa part d’humanité, il est un être tourmenté, prisonnier de deux cultures que tout oppose. Sans doute doit-il à la composition magistrale de Leonard Nimoy d’être devenu au fil des ans l’une des figures mythiques de l’univers des séries.

 

Christophe Petit

Mise en ligne : vendredi 10 janvier 2014 / Révision : dimanche 25 mai 2014

 

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Comment regarder Star Trek ?

 

On peut commencer la série par n’importe quel épisode. Toutefois, on verra à part l’épisode The Cage, le premier pilote de la série, dans lequel le capitaine Kirk n’apparaît pas encore. On peut voir le reste dans n’importe quel ordre. Il faut toutefois savoir que Walter Koenig (Chekov) ne rejoint la série qu’à partir de la deuxième saison.

 

star-trek-serie-tv-3-200pxY a-t-il une fin ?

La série, abruptement interrompue à la fin de la troisième saison, n’a pas de fin. Cependant, les suites cinématographiques (Star Trek I à VI) poursuivent les aventures de l’équipage originel de l’Enterprise.

 

Temps forts et temps faibles de la série

La troisième saison, dont Gene Roddenberry a été évincé, renie quelque peu les principes de son créateur. Mais elle reste très distrayante.

 

Les épisodes à ne pas manquer

1re saison : L’équipage en folie, L’imposteur, La ménagerie, 1re et 2e parties, Cour martiale, Les derniers tyrans, Échec et diplomate, Les mines de Horta, Les arbitres du cosmos, Contretemps (sans conteste le meilleur épisode de la série).

2e saison : Le mal du pays, Miroir, Un tour à Babel, Les années noires, Tribulations (l’épisode le plus drôle), Retour sur soi-même.

3e saison : Clin d’œil, Nuages, L’important.

 

À quel public s’adresse-t-elle ?

La série s’adresse à tous les publics, notamment les amateurs de bonnes séries d’aventures estampillées années 60. Et, bien entendu, à tous les Trekkers qui auraient découvert l’univers Star Trek par le biais des films de cinéma (y compris les adaptations signées J.J. Abrams) ou de l’une des quatre séries qui lui ont succédé.

 

Le public à qui elle est déconseillée

Si vous ne jurez que par les effets spéciaux numériques, la série n’est absolument pas faite pour vous. Plus que d’autres, Star Trek a souffert d’un manque cruel de moyens. Cela s’en ressent à l’écran. Les costumes sont kitschissimes, les décors ne nous laissent jamais oublier qu’ils sont en carton-pâte et les effets spéciaux – hormis les scènes de téléportation – font peine à voir. Toutefois, Paramount a édité une toute nouvelle version de la série en DVD et Blu-ray où les effets spéciaux ont été retravaillés numériquement. Le résultat est de toute beauté.

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Star Trek répond aux codes en vigueur dans les années 60, ce qui peut aujourd’hui irriter. Les figurants, faire-valoir des héros, sont généralement sacrifiés avant même le générique d’ouverture. Le Dr McCoy trouve invariablement l’antidote qui sauvera l’équipage à la 46e minute de l’épisode. Enfin, Kirk est sûr de conquérir le cœur d’une belle naïade dans chaque histoire. De menus détails qui amusent beaucoup les détracteurs de la série mais sans lesquels Star Trek ne serait pas Star Trek.

 

Si vous avez aimé, vous pouvez regarder dans le même genre :

Quatre séries (en plus des douze longs métrages) ont été produites après Star Trek dès 1987 :

- Star Trek : La Nouvelle Génération raconte les voyages du nouvel Enterprise, quelque 80 ans après la série originale ;

- Star Trek : Deep Space Nine, l’histoire d’une station spatiale perdue au fin fond de la galaxie ;

- Star Trek : Voyager. Le vaisseau Voyager a été accidentellement propulsé à des dizaines de milliers années lumière de notre galaxie. C’est son voyage de retour, prévu pour durer 70 ans, que conte cette série ;

- Star Trek : Enterprise, chronologiquement située avant le Star Trek époque Kirk, est l’histoire du premier vaisseau spatial à avoir porté le nom d’Enterprise.

On citera aussi Babylon 5 qui a réussi l’exploit de créer une saga de SF palpitante à l’heure où les séries Trek régnaient en maître.

 

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Où voir Star Trek ?

 

À la télé : La série n’est actuellement pas à l’antenne en France.

DVD : Les trois saisons sont disponibles en DVD et Blu-ray, uniquement dans leur version remasterisée avec effets spéciaux améliorés en numérique. (La version avec les effets spéciaux d’origine n’est plus disponible.)

 

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Fiche technique de Star Trek

 

Producteurs exécutifs : Gene Roddenberry, Fred Freiberger

star-trek-serie-tv-2-200pxMusique du générique : Alexander Courage

Production : Norway Corporation, Desilu Productions puis Paramount Television

 

Distribution

William Shatner : James T. Kirk

Leonard Nimoy : M. Spock

DeForest Kelley : Dr Leonard McCoy

Nichelle Nichols : Nyota Uhura

James Doohan : Montgomery Scott

George Takei : Hikaru Sulu

Walter Koenig : Pavel Chekov (saisons 2 et 3).

Majel Barrett : Christine Chapel

 

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Épisodes de Star Trek

 

Première saison (1966-1967)

1. Ils étaient des millions (The Man Trap)

2. Charlie X (Charlie X)

3. Où l’homme dépasse l’homme (Where No Man Has Gone Before)

4. L’équipage en folie (The Naked Time)

5. L’imposteur (The Enemy Within)

6. Trois Femmes dans un vaisseau (Mudd’s Women)

7. Planète des illusions (What Are Little Girls Made of?)

8. Miri (Miri)

9. Les voleurs d’esprit (Dagger of the Mind)

10. Fausses manœuvres (The Corbomite Manœuvre)

11. La ménagerie, 1re partie (The Menagerie, Part One)

12. La ménagerie, 2e partie (The Menagerie, Part Two)

13. La conscience du roi (The Conscience of the King)

14. Zone de terreur (Balance of Terror)

15. Une partie de campagne (Shore Leave)

16. Galilée ne répond plus (The Galileo Seven)

17. Le chevalier de Dalos (The Squire of Gothos)

18. Arena (Arena)

19. Demain sera hier (Tomorrow Is Yesterday)

20. Cour martiale (Court Martial)

21. Le retour des Archons (The Return of the Archons)

22. Les derniers tyrans (Space Seed)

23. Échec et diplomatie (A Taste of Armageddon)

24. Un coin de paradis (This Side of Paradise)

25. Les mines de Horta (Devil in the Dark)

26. Les arbitres du cosmos (Errand of Mercy)

27. Les jumeaux de l’apocalypse (The Alternative Factor)

28. Contretemps (The City on the Edge of Forever)

29. La lumière qui tue (Operation Annihilate!)

 

Deuxième saison (1967-1968)

30. Le mal du pays (Amok Time)

31. Pauvre Apollon (Who Mourns for Adonais?)

32. Le Korrigan (The Changeling)

33. Miroir (Mirror, mirror)

34. La pomme (The Apple)

35. La machine infernale (The Doomsday Machine)

36. Dans les griffes du chat (Catspaw)

37. Mudd (I, Mudd)

38. Guerre, amour et Compagnon (Metamorphosis)

39. Un tour à Babel (Journey to Babel)

40. Un enfant doit mourir (Friday’s Child)

41. Les années noires (The Deadly Years)

42. Obsession (Obsession)

43. Un loup dans la bergerie (Wolf in the Fold)

44. Tribulations (The Trouble with Tribbles)

45. Les enchères de Triskelion (The Gamesters of Triskelion)

46. Une partie des actions (A Piece of the Action)

47. Amibe (The Immunity Syndrome)

48. Guerre et magie (A Private Little War)

49. Retour sur soi-même (Return to Tomorrow)

50. Fraternitaire (Patterns of Force)

51. Tu n’es que poussière (By Any Other Name)

52. Nous, le peuple (The Omega Glory)

53. Unité multitronique (The Ultimate Computer)

54. Sur les chemins de Rome (Bread and Circuses)

55. Mission : Terre (Assignment: Earth)

 

Troisième saison (1968-1969)

56. Le cerveau de Spock (Spock’s Brain)

57. Le traître (The Entreprise Incident)

58. Illusion (The Paradise Syndrome)

59. La révolte des enfants (And the Children Shall Lead)

60. Veritas (Is There in Truth no Beauty?)

61. Au-delà du Far-West (Spectre of the Gun)

62. La colombe (Day of the Dove)

63. Au bout de l’infini (For the World Is Hollow and I Have Touched the Sky)

64. Le piège des Tholiens (The Tholian Web)

65. Les descendants (Plato’s Stepchildren)

66. Clin d’œil (Wink of an Eye)

67. L’impasse (The Empath)

68. Hélène de Troie (Elaan of Troyius)

69. La colère des dieux (Whom Gods Destroy)

70. Le dilemme (Let That Be Your Last Battlefield)

71. Le signe de Gédéon (The Mark of Gideon)

72. Les survivants (That Which Survives)

73. Les lumières de Zetar (The Lights of Zetar)

74. Requiem pour Mathusalem (Requiem for Methuselah)

75. Le chemin d’Eden (The Way to Eden)

76. Nuages (The Cloudminders)

77. La frontière (The Savage Curtain)

78. Le passé (All Our Yesterdays)

79. L’important (Turnabout Intruder)

 

Épisode hors-série

The Cage (premier pilote de la série, sans Kirk).

 

Les films, suites de la série, dans lesquels les personnages initiaux apparaissent :

Star Trek I (Star Trek : The Motion Picture)

Star Trek II : La colère de Khan (Star Trek II : The Wrath of Khan)

Star Trek III : À la recherche de Spock (Star Trek III : The Search for Spock)

Star Trek IV : Retour sur Terre (Star Trek IV : The Voyage Home)

Star Trek V : L’ultime frontière (Star Trek V : The Final Frontier)

Star Trek VI : Terre inconnue (Star Trek VI : The Undiscovered Country)

Star Trek : Générations (Star Trek : Generations), qui voit se rencontrer les capitaines Kirk (Star Trek, série originale) et Picard (Star Trek : La Nouvelle Génération).

Star Trek (Star Trek, 2009), version rajeunie où les personnages sont incarnés par de nouveaux comédiens. Leonard Nimoy reprend le rôle d’un Spock âgé qui rencontre son double jeune (Zachary Quinto).

Star Trek Into Darkness (2013) qui reprend la même distribution que le précédent film.

 

 

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