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100 séries télé à regarder absolument, voir avec plaisir... ou à éviter

TWIN PEAKS : La vie secrète d’une ado pas ordinaire

TWIN PEAKS : La vie secrète d’une ado pas ordinaire
Twin Peaks (Twin Peaks)
Diffusion sur La 5 sous le titre « Mystères à Twin Peaks »
Feuilleton. Faux soap opera, policier. États-Unis.
30 épisodes dont deux de 90 mn et 28 de 45 mn (2 saisons, production terminée sans conclusion à l’histoire mais on s’en moque complètement).
Première diffusion du 8 avril 1990 au 10 juin 1991 sur ABC (États-Unis) et du 15 avril au 20 septembre 1991 sur La 5 (France).
Créé par Mark Frost et David Lynch.
Avec Kyle MacLachlan, Michael Ontkean, Mädchen Amick, Dana Ashbrook, Richard Beymer, Lara Flynn Boyle, Sherilyn Fenn, Warren Frost, Peggy Lipton, James Marshall, Everett McGiLL, Jack Nance, Kimmy Robertson, Ray Wise, Joan Chen, Piper Laurie.

 

 

Classification : 4 étoiles.

Regardé par le rédacteur : Intégrale.

 

Il suffit de peu de choses pour que tout bascule. La découverte du corps de Laura Palmer, emballé dans du plastique, déclenche une succession d’événements que les habitants de la ville de Twin Peaks ont du mal à maîtriser. Les téléspectateurs aussi.

 

 

Pourquoi regarder absolument
Twin Peaks ?

 

Enveloppée dans du plastique

« Nous étions chez DuPar’s, un coffee-shop à l’angle de Laurel Canyon et de Ventura [à Los Angeles]. Et soudain, avec Mark [Frost], nous avons eu cette image d’un corps enveloppé dans du plastique, échoué sur la berge d’un lac. » Ainsi parle David Lynch, le cocréateur du feuilleton avec Mark Frost, de la genèse de Twin Peaks. Tout le monde connaît David Lynch, le réalisateur d’Eraserhead, Elephant Man, Dune, Blue Velvet, Sailor et Lula, Lost Highway, Mulholland Drive… Mark Frost fut, quant à lui, l’un des scénaristes attitrés de Capitaine Furillo (Hill Street Blues). Autant dire qu’en matière d’innovation à la télé, il s’y connaît. Il est aussi romancier (La liste des Sept, notamment, qui vient de sortir au Cherche Midi, collection Néo).

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Un faux soap opera, une fausse enquête policière

C’est Tony Krantz, l’agent commun des deux hommes, qui provoque leur rencontre. Ils travaillent tout d’abord sur plusieurs projets, dont Goddess (un film sur les dernières semaines de la vie de Marilyn Monroe), One Saliva Bubble ou l’histoire d’un nain qui voyage grâce à l’électricité, et une fiction télé, The Lemurian, impliquant des extraterrestres infiltrés dans la société américaine. Mais aucun d’entre eux n’aboutit. « Puis nous avons réfléchi à un projet qui mélangerait une enquête policière avec un soap opera, poursuit Lynch. L’idée d’une histoire à épisodes qui durait longtemps me plaisait. Nous avons dessiné la carte de la ville. Nous savions où était située chaque chose et cela nous a aidés à déterminer l’atmosphère qui y régnait et ce qui pouvait s’y produire. Les personnages se sont alors introduits d’eux-mêmes dans l’histoire. Nous savions qu’il y avait une vieille scierie à cause du lac. Cela nous a pris un certain temps avant de résoudre l’énigme. Il fallait qu’on connaisse la ville avant d’établir une liste de suspects. C’est seulement après que nous eûmes fait la connaissance des habitants de Twin Peaks que le meurtrier s’est révélé de lui-même. »

 

Twin Peaks, c’est Happy Days passé au vitriol

La chaîne ABC, enthousiasmée, donne son accord. David Lynch s’en étonne encore : « Ils nous ont commandé un scénario que nous avons écrit en huit ou neuf jours. En vingt et un jours de tournage ultra-rapide, par un temps glacial, le film était dans la boîte. Je n’arrivais pas à croire que j’avais pu réaliser 93 minutes de film en si peu de temps, même si les journées avaient été très longues. » Dimanche 8 avril 1990, ABC, 21 heures. 35 millions d’Américains (soit un tiers de l’audience nationale) sont devant leur téléviseur. Ils attendent de découvrir le feuilleton que la critique, élogieuse, qualifie de « jamais vu sur Terre ». Une petite ville, Twin Peaks, est le théâtre d’un drame. Laura Palmer, une lycéenne, a été sauvagement assassinée. Son corps est retrouvé sur la berge d’un lac enveloppé dans du plastique. L’affaire révèle un enchevêtrement d’histoires d’amour, de puissance, d’argent. Jusque-là, rien que de bien banal. Mais, très vite, tout bascule. L’accroche policière joue son rôle à fond. On est captivé par l’enquête, et surtout par la personnalité de l’agent du FBI Dale Cooper, interprété par Kyle MacLachlan, qui avance ses déductions à grands renforts de techniques divinatoires directement inspirées du transcendantalisme tibétain. Sur cette enquête viennent se greffer de multiples intrigues impliquant un nombre invraisemblable de personnages. Très vite, dans l’épisode pilote, tout dérape dans l’humour, le délire, l’irrationnel, l’angoisse et le fantastique. Dana Ashbrook (Bobby Briggs) décrit la série comme une sorte d’Happy Days passé au vitriol, où Richie Cunningham songerait au suicide et où Fonzie serait un dealer.

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Surréalisme

Lynch et Frost s’amusent à compliquer le scénario, à multiplier les intrigues et les interrogations. Twin Peaks démarre comme un soap opera et en utilise toutes les recettes. Mais, à la différence d’un vrai soap, il est impossible ici de rater un seul épisode. Les scènes mélodramatiques sont amplifiées à la puissance mille et finissent par en devenir humoristiques. Celle où la mère de Laura (Grace Zabriskie), à l’annonce de sa mort, reste plantée pendant plusieurs minutes à crier et à pleurer devant la caméra reste un des grands moments du pilote. Mark Frost définit très bien le concept du feuilleton : « Nous avons essayé de renouveler le soap du soir dans le même sens qu’Hill Street Blues l’avait fait avec le genre policier il y a dix ans (…). David y a ajouté une touche de surréalisme. »

 

Le nain, Laura Palmer, le rêve et la danse

Le pilote, pour de juteuses raisons commerciales, est aussitôt exploité en vidéo et dévoile, de plus, l’identité de l’assassin. Lynch précise : « Cette fin a été réalisée pour la version vidéo vendue sur le marché européen et offre une conclusion à l’histoire. Lorsque j’ai signé mon contrat, qui était très épais, je ne savais pas que je m’engageais à cela. C’est ma faute si je n’ai pas fait attention à ce que je signais ! Les Américains, assez stupidement, croient toujours que l’Europe est aussi loin que la planète Mars et ABC a pensé que jamais personne n’entendrait parler de cette fin “fermée”. Au milieu du tournage on m’a rappelé que je devais la filmer. J’avais déjà un plan de travail extrêmement serré et je ne voyais pas comment j’aurais le temps de m’y consacrer ni même de l’imaginer. Puis tout à coup, étrangement, une idée m’est venue à l’esprit et la compagnie de production m’a laissé toute liberté tant ses dirigeants étaient impatients que je la tourne pour que l’histoire ait l’air terminée. Cela a pris très peu de temps et nous avons eu un jour supplémentaire de tournage en revenant à Los Angeles pour les plans de la fin avec le nain, Laura Palmer, le rêve et la danse. Personnellement, j’adore ces quatre minutes de film. »

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À l’envers

Il les adore d’ailleurs tellement qu’elles réapparaissent à la fin du troisième épisode, dans le rêve de Cooper. Les acteurs s’y livrent à une véritable prouesse, puisqu’ils parlent, marchent et jouent à l’envers, jusqu’à arriver au début de la séquence, ce qui donne aux personnages une inquiétante élocution hachée et à toute la scène une irréelle étrangeté. Joan Chen, la belle Asiatique Josie Packard, se souvient de la façon dont Bob, l’assassin, fut créé à cette occasion : « David avait repéré un accessoiriste qui se cachait pour ne pas entrer dans le champ de la caméra. Il trouvait qu’il avait un physique remarquable et il fit de lui le tueur. »

 

Mais…

Dès le premier épisode, le délire s’empare des États-Unis. Le feuilleton est très vite catapulté à la cinquième place dans les programmes d’ABC. La première saison s’achève sur un enchevêtrement inextricable, à l’intérieur duquel la plupart des personnages se débattent (quand ils sont encore conscients) dans de terribles situations. Mais de nom de l’assassin, point ! Et les téléspectateurs ont déjà commencé à bouder leur plaisir. Le feuilleton est passé, en trois mois, de la cinquième place à la treizième pour finir à la vingt-huitième avant l’été. ABC songe même à l’annuler et à tourner un ultime épisode révélant tous les dessous de l’affaire. Pourtant, treize nouveaux épisodes sont commandés pour la saison 1990-1991. À 900 000 dollars l’épisode, autant se montrer raisonnable. En réalité, il en sera tourné vingt-deux. En septembre 1990, alors qu’il a été rediffusé pendant tout l’été, histoire de ne pas laisser retomber la pression, le feuilleton récolte 14 nominations pour les Emmy Awards, plus qu’aucune autre série. Mais avec seulement deux récompenses (pour le montage et les costumes), c’est une terrible déception.

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Journal secret

Ce qui n’empêche pas le marketing autour de la série de se développer. Des tartes aux cerises sont commercialisées sous la marque « Double R » (c’est le nom du diner de Twin Peaks) ainsi que des tasses à café frappées du logo « Twin Peaks ». On peut même appeler un répondeur qui fournit en détail les résumés des épisodes précédents. La 5, et ce fut une première dans l’histoire de la diffusion d’une série en France, avait eu l’excellente initiative de reprendre l’idée et recevait jusqu’à 5 000 appels par jour. Twin Peaks n’étant pas un feuilleton comme les autres, les produits dérivés se doivent d’être différents. Outre la fabuleuse bande originale écrite par Angelo Badalamenti, on peut trouver Le journal secret de Laura Palmer, l’original, celui détenu par Harold Smith (Lenny Von Dohlen). Écrit par Jennifer Lynch, ce Journal est une idée des plus originales : on peut l’acheter n’importe où dans la réalité alors que tout le monde le cherche dans la fiction. Par la suite seront lancées Les cassettes de Dale Cooper, enregistrées par Kyle MacLachlan lui-même, où l’agent spécial décrit son enquête à Diane, sa secrétaire dont on finit par douter qu’elle existe réellement, et L’autobiographie de Dale Cooper : ma vie, mes enregistrements, à travers lesquels on suit la vie tourmentée de l’agent. Une édition du très sérieux Access Guide (l’équivalent américain du Guide Bleu) est consacrée à Twin Peaks et décrit, avec un luxe de détails, de croquis et d’indications historiques, tout ce qu’il faut savoir pour visiter la ville.

 

Qui a tué Laura Palmer ?

La deuxième saison débute le dimanche 30 septembre, avec un épisode spécial de 90 minutes. Diffusée le jeudi sous forme d’épisodes hebdomadaires de quarante-cinq minutes pendant la première saison, la série saute au samedi, une soirée dangereuse aux États-Unis pour un feuilleton puisqu’une chaîne concurrente retransmet des matchs de football. Pendant qu’ABC continue à lancer, au milieu de ses programmes, des bandes-annonces qui posent la cruciale question « Who killed Laura Palmer ? » (Qui a tué Laura Palmer ?), les autres chaînes répliquent « Who cares ? » (Tout le monde s’en moque). Le 10 novembre, Lynch et Frost ne savent pas qu’ils viennent de signer l’arrêt de mort de la série. Et pourtant, comment qualifier autrement cet épisode qui révèle le nom du meurtrier de Laura ? Enfin, les téléspectateurs ont leur réponse ! Mais la plupart n’ont pas compris que l’intérêt du feuilleton n’était pas de savoir qui, pourquoi et comment, mais de se laisser bercer par la magie des images et entraîner dans les tourbillons du plus savoureux des scénarios. D’ailleurs, la solution est à la hauteur des prétentions affichées par les auteurs : on ne saura jamais pourquoi ni comment. Quant au véritable « par qui ? », le dénouement n’offre, là non plus, qu’une réponse bien incomplète.

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Les Twinpiqués en renfort…

L’arrivée des fêtes de fin d’année permet à ABC d’éclipser Twin Peaks pendant quelques semaines. Mieux, la guerre du Golfe fournit à nouveau une excellente raison à la chaîne pour remplacer les épisodes prévus par des « breaking news » et autres « special reports ». La diffusion devient de plus en plus erratique, laissant s’écouler parfois plusieurs semaines entre les épisodes. Les programmations voltigent du samedi au jeudi ou au vendredi. Bref, un véritable parcours du combattant pour tous les Twinpiqués. Lynch défend son œuvre : « Tout s’est à peu près bien passé pendant la première saison mais pour la seconde, ABC a choisi des créneaux de diffusion incohérents et ils ont interrompu la diffusion des six derniers épisodes. Nous étions captifs des taux d’audience, c’est triste. Nous avons organisé une conférence de presse pour mobiliser les fans. Ils ont été fantastiques. Jamais je ne me serais douté de l’ampleur du phénomène, ni de l’imagination des fans de Twin Peaks. »

 

… la poupée Barbie aussi

C’est ainsi que les dirigeants d’ABC ont vu arriver sur leur bureau des poupées Barbie enveloppées dans du plastique, porteuses du message « Ne tuez pas Laura Palmer une seconde fois ». Quatre épisodes sont alors programmés jusqu’au 19 avril. Mais il faudra aux Américains près de deux mois de patience pour voir enfin, le lundi 10 juin, les deux derniers épisodes, réunis pour la circonstance en un seul. En quelque sorte, les Français de 1991 auront été beaucoup plus chanceux que leurs voisins d’outre-Atlantique puisque La 5 a diffusé le feuilleton dans son intégralité et régulièrement.

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Windom Earle entre en jeu

On peut admettre que la disparition de l’intrigue centrale, cependant très vite compensée par l’arrivée du terrible Windom Earle (Kenneth Welsh), ait pu décontenancer les téléspectateurs. Mais c’est sans doute dans cette seconde partie, moins mythique que la première, que Twin Peaks prend toute son ampleur. Les scénarios sont encore plus touffus et remarquablement écrits, hormis l’incursion de James Hurley (James Marshall) dans un banal imbroglio amoureux où deux amants décident de supprimer un mari gênant en le faisant accuser. Les épisodes vont encore plus loin dans l’anti-soap et les révélations, surprenantes, n’ont rien à envier au cas Laura Palmer (par exemple, le rôle joué par Josie à Twin Peaks et les véritables motivations de Windom Earle).

 

Bob

Dans le feuilleton, tout se passe comme si rien ni personne n’étaient « vrais » (Twin Peaks n’est même pas un vrai soap !) Et, quand l’on découvre la vérité, il est trop tard, le mal (Mal ?) est fait. À Twin Peaks, c’est la face cachée de l’humanité qui est mise au jour. Derrière une apparence irréprochable, chacun recèle une part d’abjection, de vilenie, d’ignominie, de honte et de dépravation que Bob, l’esprit maléfique qui est en quelque sorte l’équivalent du Numéro 1 dans Le Prisonnier, symbolise et dont il est la manifestation optique. C’est ce qui explique que les choses les plus horribles se produisent, que les pires catastrophes s’abattent sur les habitants et la ville en général. Le mal est partout. Comme les personnages du rêve de Cooper qui marchent à l’envers, Ben Horne (Richard Beymer) rejoue la guerre de Sécession en faisant gagner le Sud ! La transformation mentale qui en résulte le pousse à faire le bien plutôt que le mal. En conséquence de quoi il avoue toutes ses erreurs de jeunesse et détruit, par la même occasion, la vie de la famille Hayward. Ce qui illustre bien la vision lynchéenne du monde : « Je crois qu’à un moment – et cela arrive sans doute à tout le monde – j’ai entrevu la possibilité d’un monde idéal et parfait. Peu à peu, j’ai observé à quel point cette idée s’est dégradée, à quel point ce monde est devenu de plus en plus mauvais. »

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Anormale normalité

À Twin Peaks, rien n’est prévisible et tout est susceptible de basculer comme dans Invitation à l’amour, le soap complètement désaxé suivi à la télévision par les personnages du feuilleton. L’anormalité dans Twin Peaks vient du fait que tout paraît trop normal. Personne ne s’étonne de voir une femme se promener avec une bûche, sauf Cooper. Mais lorsqu’il demande qui elle est et que le shérif Truman (Michael Ontkean) lui rétorque : « On l’appelle la Femme à la bûche », il n’est absolument pas déconcerté !

 

La Femme à la bûche

David Lynch est l’instigateur des idées les plus folles de la série, bien qu’elles soient, pour la plupart, d’origine autobiographique. Tout d’abord, Twin Peaks est supposée située près de la frontière canadienne, à trente miles de Seattle. Le tournage a eu lieu dans cette région précise. Le feuilleton a d’ailleurs failli s’intituler Northwest Passage. Dans la réalité, l’hôtel du Grand Nord se trouve à Salish Lodge, Snoqualmie Falls, tandis que le « Mar T Café » à North Bend figure le « Double R ». En fait, Lynch a passé toute son enfance dans l’État de Washington, pratiquement sur les lieux du tournage. Son père, ingénieur des Eaux et Forêts, l’emmenait souvent avec lui. « J’ai vu beaucoup de choses étranges dans ces forêts, raconte-t-il. C’était un sentiment bizarre, presque agréable. » D’où la pythie des forêts, la Femme à la bûche, remarquablement interprétée par Catherine E. Coulson. À Philadelphie, alors qu’il était encore étudiant, il habitait en face d’une morgue. Les sacs qui servaient à transporter les corps étaient régulièrement lavés et suspendus au mur. Quand la grande fermeture Éclair était ouverte, les sacs semblaient sourire. Et voilà d’où provient l’énigme du Géant (Carel Struycken) : « Il y a un homme dans un sac souriant »…

 

Culture sériephilique

Mais Twin Peaks n’est pas qu’un immense champ où Lynch et Frost auraient semé leurs propres souvenirs. Ils y ont inclus ceux de millions de téléspectateurs et de cinéphiles. À titre d’exemple, Cooper se fait tirer dessus au moyen d’un Walter PPK, l’arme préférée de James Bond, selon les sources d’Albert Rosenfield (Miguel Ferrer), l’expert en tout du FBI.
Twin-Peaks-serie-tv-6-200pxLe juke-box de Norma Jennings (Peggy Lipton) semble tout droit sorti d’un des plus célèbres épisodes de La Quatrième Dimension ou d’Happy Days. Le Manchot (Al Strobel) s’appelle Philip Gerard. Dans la série Le Fugitif, le meurtrier est un manchot et le policier qui mène l’enquête se nomme Gerard. L’un des amants de Laura d’Otto Preminger s’appelait Waldo Lydecker. Lydecker, c’est le nom du vétérinaire de Twin Peaks et Waldo, le nom du mainate, témoin du meurtre de Laura Palmer. Le haut-parleur du téléphone que Cooper utilise pour communiquer avec Gordon Cole (David Lynch) ressemble étrangement à celui grâce auquel Charlie confie les missions à ses Drôles de Dames. Laura la blonde et Madeleine la brune renvoient aux deux personnages joués par Kim Novak dans Sueurs froides d’Alfred Hitchcock, et dont l’un se prénommait justement Madeleine. Un véritable Leland Palmer a existé : il jouait dans des comédies musicales. Jones (Brenda Strong, future narratrice dans Desperate Housewives et nouvelle épouse de Bobby Ewing dans Dallas 2012), la secrétaire de Thomas Eckhardt (David Warner), semble avoir été initiée aux techniques de combat et de séduction chez les sœurs du Bene Gesserit de Dune, un film réalisé par Lynch. Enfin, il y a un nain, comme dans Le Prisonnier. Tout cela est bien entendu passé au-dessus de la tête de bon nombre de téléspectateurs français qui n’ont pas été abreuvés des mêmes images que leurs homologues américains.

 

Qu’il est bon ce café !

Le tournage de Twin Peaks s’est, en outre, déroulé dans une ambiance familiale. Au départ, Josie Packard devait être jouée par Isabella Rossellini, la compagne de David Lynch. Elle aurait alors été native d’Italie et se serait exprimée avec un léger accent italien… Mary Jo Deschanel, l’interprète d’Eileen Hayward, est l’épouse de Caleb Deschanel, l’un des réalisateurs du feuilleton. Jill Rogosheske, qui est Trudy, la serveuse à qui Cooper donne ses premières impressions sur le café tous les matins à l’hôtel du Grand Nord, s’est mariée pendant le tournage à Robert Engels, coproducteur et scénariste de nombreux épisodes. Craig MacLachlan, le frère de Kyle MacLachlan, incarne l’homme mort pointant son index sur un jeu d’échecs et retrouvé par Truman dans son bureau. Lynch a fait écrire Le Journal secret de Laura Palmer par sa fille, Jennifer. Mais c’est la dynastie Frost qui se fait le plus remarquer. Warren Frost, le père, joue le rôle du bon docteur Hayward. Son premier fils, Mark, est le cocréateur, coproducteur exécutif, scénariste et réalisateur du feuilleton. Son deuxième fils, Scott, a lui aussi écrit des épisodes et est le rédacteur de L’autobiographie de Dale Cooper : ma vie, mes enregistrements.

 

Twin Peaks sur grand écran

« J’aime le monde de Twin Peaks. J’aime vraiment beaucoup cet endroit », confie Lynch. À tel point, et en dépit de l’annulation de la série, qu’il a choisi de poursuivre son œuvre au cinéma et a mis en scène Twin Peaks, Fire walk with me qui raconte les sept derniers jours de la vie de Laura Palmer.
Twin-Peaks-serie-tv-7-200pxDans ce prequel, on retrouve un certain nombre de personnages disparus tragiquement dans la série comme Leland Palmer (Ray Wise) et, surtout, d’en découvrir un peu plus sur Laura elle-même. Mais d’autres personnages, tous plus marteaux les uns que les autres, surgissent au gré du scénario. Ils sont interprétés par Chris Isaak, Sean Penn, David Bowie (en agent du FBI) et Harry Dean Stanton (en propriétaire d’un dépôt de caravanes). Le film démarre en fait un an plus tôt, avec la découverte du meurtre de Theresa Banks dont Bob s’accusera lors de son arrestation, et dont l’enquête avait déjà été confiée à un certain Dale Cooper…

 

Twin Peaks aujourd’hui

Régulièrement, les rumeurs les plus folles circulent sur un retour de la série ou sur un film que préparerait David Lynch. Quand ils sont interrogés sur le sujet, les scénaristes, les réalisateurs, les producteurs et les acteurs n’y semblent pas opposés. Netflix (productrice de House of Cards et Lilyhammer) a même laissé entendre que produire une suite à la série était typiquement le genre de projets sur lequel elle se pencherait volontiers. Mais est-il bien nécessaire de réveiller le Bob qui sommeille en chacun de nous ?

 

Christophe Petit

Mise en ligne : samedi 28 juin 2014 / Révision : samedi 28 juin 2014

 

Réplique culte

Dale Cooper, s’adressant à sa secrétaire dans son dictaphone :

« Diane, 6 h 18 du matin, chambre 315, hôtel du Grand Nord à Twin Peaks. J’ai bien dormi. C’est une chambre pour non-fumeurs. Il n’y a donc pas d’odeur de tabac… juste celle enivrante de ces arbres fantastiques. L’hôtel correspond exactement à ce que m’avait dit le Shérif Truman. Le prix est raisonnable, le confort est acceptable, le téléphone marche, la salle de bains est impeccable, l’eau est chaude, il y a suffisamment de pression (c’est peut-être la conséquence de la chute que je vois depuis la fenêtre), le matelas est ferme, mais pas trop, il n’est pas troué de partout comme celui d’El Paso (c’était un véritable cauchemar, mais bien sûr, cette histoire doit commencer à vous agacer). Je n’ai pas encore essayé la télévision. Je crois qu’il y a le câble, donc pas de problème de réception par ici. Mais le véritable test d’un hôtel, comme vous le savez déjà, c’est l’épreuve du petit café. C’est bien pour ça que je vous en parlerai dans une demi-heure… Diane, ça m’est revenu plus tôt ce matin. Il y a deux choses qui continuent à me poser problème. Je parle non seulement en tant qu’agent du Bureau, mais aussi en tant qu’être humain normal. Que s’est-il réellement passé entre Marilyn Monroe et les Kennedy ? Et qui est le véritable assassin de John Kennedy ? »

 

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Twin Peaks, comment ça marche ?

 

De tous les personnages de Twin Peaks, Jerry Horne, le frère de Ben, est sans doute le plus lucide dans la mesure où c’est par lui que l’on découvre les clés du fonctionnement de la série, grâce à l’inoubliable réplique qu’il prononce au « Jack n’a qu’un Œil » (un bar à hôtesses), en commandant des boissons : « Un double whisky glace sans eau et mon frère, lui, il voudrait un double whisky sans eau avec glace. » Ce à quoi la serveuse réplique, sans se décontenancer : « Donc, ça fait deux doubles whiskies avec glaçons. » Eh oui, c’est aussi simple que cela à Twin Peaks ! C’est l’emballage qui trompe et mystifie le téléspectateur. Rassurez-vous, au bout de deux, trois ou quatre visionnage du feuilleton, tout devient parfaitement clair. Tout s’imbrique et rien n’est laissé au hasard.

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Comment regarder Twin Peaks ?

 

Il s’agit d’un feuilleton dont les épisodes sont à voir dans l’ordre. Les quinze premiers racontent l’enquête sur le meurtre de Laura Palmer jusqu’à la résolution de l’énigme. Les quinze suivants conservent le même ton et mettent aux prises l’agent Dale Cooper avec son ancien coéquipier Windom Earle.

 

Y a-t-il une fin ?

Le meurtrier de Laura Palmer est découvert et arrêté dans le quinzième épisode. Mais à Twin Peaks, arrêter un assassin ne veut pas dire mettre un terme à ses agissements. Le trentième épisode se termine en laissant en suspens beaucoup d’interrogations.

 

Temps forts et temps faibles

Même l’intrigue la moins intéressante (James Hurley dans les griffes d’une femme et de son amant) bénéficie de l’atmosphère de la série, envoûtante, mystérieuse et décalée.

 

À quel public s’adresse-t-elle ?

À tous.

 

Si vous avez aimé, vous pouvez regarder dans le même genre : certains épisodes d’X-Files, Un drôle de shérif (Picket Fences), la première saison de The Killing (version danoise). L’épisode Dual Spires (stupidement traduit sous le titre C’est pas du gâteau) de la série Psych : Enquêteur malgré lui  est un hommage à Twin Peaks. Y apparaissent de nombreux acteur de Twin Peaks : Sheryl Lee, Sherilyn Fenn, Ray Wise, Dana Ashbrook, Lenny Von Dohlen, Robyn Lively et Catherine E. Coulson.

 

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 Où voir Twin Peaks

 

À la télé :

DVD : L’intégralité de la série et le film sont disponibles en DVD et Blu-ray.

 

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Fiche technique de Twin Peaks (suite)

 

Producteurs exécutifs : Mark Frost, David Lynch

Produit par David J. Latt, Gregg Fienberg, Harley Peyton

Responsable de production : Gregg Fienberg

Coproducteurs : Robert Engels, Robert D. Simon

Producteurs associés : Monty Montgomery, Philip Neel

Musique composée et dirigée par Angelo Badalamenti

 

Distribution

Kyle MacLachlan : Dale Cooper

Michael Ontkean : Shérif Harry S. Truman

Mädchen Amick : Shelly Johnson

Dana Ashbrook : Bobby Briggs

Richard Beymer : Benjamin Horne

Lara Flynn Boyle : Donna Hayward

Sherilyn Fenn : Audrey Horne

Warren Frost : Dr Will Hayward

Peggy Lipton : Norma Jennings

James Marshall : James Hurley

Everett McGiLL : Ed Hurley

Jack Nance : Pete Martell

Kimmy Robertson : Lucy Moran

Ray Wise : Leland Palmer

Joan Chen : Jocelyn Packard

Piper Laurie : Catherine Martell

 

Russ Tamblyn : Dr Lawrence Jacoby

Kenneth Welsh : Windom Earle

David Warner : Thomas Eckhardt

Sheryl Lee : Laura Palmer & Madeleine Ferguson

Catherine E. Coulson : Margareth, la Femme à la bûche

Harry Goaz : Shérif-adjoint Andy Brennan

Michael Horse : Shérif-adjoint Tommy Hill (Hawk)

Eric Da Re : Leo Johnson

Miguel Ferrer : Albert Rosenfield

Wendy Robie : Nadine Hurley

Don Davis : Major Garland Briggs

Grace Zabriskie : Sarah Palmer

Mary Jo Deschanel : Eileen Hayward

David Patrick Kelly : Jerry Horne

Ian Buchanan : Richard Tremayne

Michael J. Anderson : Le Nain dansant

Lenny Von Dohlen : Harold Smith

Jane Greer : Vivian Smythe

Heather Graham : Annie Blackburne

David Duchovny : Dennis / Denise Bryson

Gary Hershberger : Mike Nelson

Charlotte Stewart : Betty Briggs

Al Strobel : Philip Gerard (le Manchot)

Philip Michael Gerard : Mike

David Lynch : Gordon Cole

James Booth : Ernie Niles

Billy Zane : John Justice Wheeler

Dan O’Herlihy : Andrew Packard

 

Frances Bay : Mme Tremond

Victoria Catlin : Blackie O’Reilly

Royal Dano : Juge Clinton Sternwood

Tony Jay : Doug Milford

Robyn Lively : Lana Budding-Milford

Chris Mulkey : Hank Jennings

Gavan O’Herlihy : Le sergent Kean

Walter Olkewicz : Jacques Renault

Michael Parks : Jean Renault

Clarence Williams III : Roger Hardy

Fumio Yamagushi : Tojamura

Frank Silva : Bob-le-tueur

Carel Struycken : Le Géant

Hank Worden : Le garçon d’étage

John Boylan : Le maire, Dwayne Milford

Phoebe Augustine : Ronette Pulaski

Julee Cruise : La chanteuse

Joshua Harris : Le petit Nicky

Jill Rogosheske-Engels : Trudy

Robert Bauer puis Robert Davenport : Johnny Horne

 

Ian Abercrombie : Tom Brockman

Don Amendolia : Emory Battis

Royce D. Applegate : Père Clarence

Jan D’Arcy : Sylvia Horne

Ritch Brinkley : Daryl Lodwick

Tony Burton : Colonel Riley

Don Calfa : Proviseur-adjoint Greege

David L. Lander : Tim Pinkle

Nicholas Love : Malcolm Stone

Mark Lowenthal : Herbert Neff

Annette McCarthy : Evelyn Marsh

Jed Mills : Wilson Mooney

Van Dyke Parks : Jack Racine

James V Scott : Chanteur Black Lodge

Ron Taylor : Entraîneur Wingate

Kathleen Wilhoite : Gwen

Ed Wright : Dell Mibler

Mak Takano : L’asiatique

Brenda E. Mathers : Caroline Earle

 

Erika Anderson : Emerald / Jade (Invitation à l’amour)

John Apicella : Jeffrey Marsh

Bob Apisa : Garde du corps dans l’escalier du « Jack n’a qu’un Œil »

Matt Battaglia : Un policier

Ron Blair : Randy St. Croix

Mary Bond Davis : Membre n° 1 (commission libération sur parole)

Eve Brent : Theodora Ridgely

Lisa Ann : Cabasa Jenny

Diane Caldwell : L’employée de l’hôtel

John Marvin Campbell : M.P. n° 1

Mary Chalon : Membre n° 2 (commission de libération sur parole)

Lisa Cloud : Professeur d’éducation physique

James Craven : Président de la commission de libération sur parole

Lance Davis : Chet (Invitation à l’amour)

Ben DiGregorio : Max Hartman

Gerald L’Ecuyer : Barman (23e épisode)

John Epstein : Cascadeur

Troy Evans : George Wolchezk

Wyllie Garson : Roadie hard rocker

Betsy Lynn George : Modèle

Adele Gilbert : Midge Loomer

Rick Giolito : Montana (Invitation à l’amour)

Philip Michael Goetz : Jared (Invitation à l’amour)

Gaylin Görg : Nancy O’Reilly

Rodney Harvey : Scotty (un motard)

Julie Hayek : Modèle

Andrea Hays : Heidi

Shelly Henning : Alice Brady

Charles Hoyes : Decker

Jane Jones : Margaret Honeycutt

Arvo A. Katajisto : Le garde à la Mibler Bank

Geraldine Keams : Irene Littlehorse

Ron Kirk : Cappy

Kim Lance : Barman (3e épisode)

Craig MacLachlan : L’homme mort

Stephen C. MacLaughlin : Le mangeur de tarte

Jack McGee : Barman (26e épisode)

Michelle Milantoni : Suburbis Pulaski

Charles Miller : Un médecin

Tiffany Muxlox : Meneuse de ban

Marjorie Nelson : Janice Hogan

Alan Ogle : Janek Pulaski

Tanya Pettiford-Waites : Dr Shelvy

Ted Raimi : Jeune hard rocker

Layne Robert Rico : Pilote

Dorothy Roberts : Mme Jackson

Frank Roberts : Le père Hutchings

Clive Rosengren : M. Zipper

Will Seltzer : M. Brunston

Molley Shanon : Judy Swain

John Charles Sheehan : Chasseur (à l’hôtel du Grand Nord)

Charlie Spradling : Swabbie

Claire Stanfield : Sid

Mary Stavin : Heba

Arnie Stenseth : Sven Jorgenson

Brian Straud : Einar Thorson

Brenda Strong : Jones

Susan Sundholm : Samantha

Brett Vadset : Joey Paulson

Mike Vendrell : Garde du corps à l’extérieur du « Jack n’a qu’un Œil »

Jessica Wallenfels : Harriet Hayward

David Wasman : Gilman White

Sandra Kaye Wetzel : L’infirmière

Clay Wilcox : Bernard Renault

Mae Williams : Mme Tremond n° 2

Alicia Witt : Gerstern Hayward

 

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Épisodes de Twin Peaks

À l’origine, les épisodes n’avaient pas de titre. « Nous voulions éviter d’avoir à trouver sans cesse quelque chose d’original ou de drôle, raconte Robert Engels (coproducteur et scénariste), et nous avons pensé que la meilleure solution était de ne pas leur en attribuer du tout… » Mais aux États-Unis, au fil des rediffusions et des éditions en VHS puis en DVD, on leur en a attribué. Nous les indiquons entre parenthèses.

 

 

Première saison (1990)

Premier épisode (Pilot)

Dimanche 8 avril 1990, 21h, ABC – Lundi 15 avril 1991, 20h50, La 5 (90 mn)

Scénario : Mark Frost et David Lynch

Réalisation : David Lynch

 

Deuxième épisode (Traces to Nowhere)

Jeudi 12 avril 1990, ABC, 21h – Lundi 22 avril 1991, La 5, 20h50

Scénario : Mark Frost et David Lynch

Réalisation : Duwayne Dunham

 

Troisième épisode (Zen, or the Skill to Catch a Killer)

Jeudi 19 avril 1990, ABC, 21h – Lundi 22 avril 1991, La 5, 21h40

Scénario : Mark Frost et David Lynch

Réalisation : David Lynch

 

Quatrième épisode (Rest in Pain)

Jeudi 26 avril 1990, ABC, 21h – Lundi 29 avril 1991, La 5, 20h50

Scénario : Harley Peyton

Réalisation : Tina Rathbone

 

Cinquième épisode (The One-Armed Man)

Jeudi 3 mai 1990, ABC, 21h – Lundi 29 avril 1991, La 5, 21h40

Scénario : Robert Engels

Réalisation : Tim Hunter

 

Sixième épisode (Cooper’s Dreams)

Jeudi 10 mai 1990, ABC, 21h – Lundi 6 mai 1991, La 5, 20h50

Scénario : Mark Frost

Réalisation : Lesli Linka Glatter

 

Septième épisode (Realization Time)

Jeudi 17 mai 1990, ABC, 21h – Lundi 6 mai 1991, La 5, 21h40

Scénario : Harley Peyton

Réalisation : Caleb Deschanel

 

Huitième épisode (The Last Evening)

Jeudi 19 mai 1990, ABC, 21h – Lundi 13 mai 1991, La 5, 20h50

Scénario et réalisation : Mark Frost

 

 

Deuxième saison (1990-1991)

Neuvième épisode (May the Giant Be with You)

Dimanche 30 septembre 1990, ABC, 21h – Lundi 20 mai 1991, La 5, 20h50 (90 mn)

Scénario : Mark Frost et David Lynch

Réalisation : David Lynch

 

Dixième épisode (Coma)

Samedi 6 octobre 1990, ABC, 22h – Lundi 27 mai 1991, La 5, 20h50

Scénario : Harley Peyton

Réalisation : David Lynch

 

Onzième épisode (The Man Behind the Glass)

Samedi 13 octobre 1990, ABC, 22h – Lundi 27 mai 1991, La 5, 21h40

Scénario : Robert Engels

Réalisation : Lesli Linka Glatter

 

Douzième épisode (Laura’s Secret Diary)

Samedi 20 octobre 1990, ABC, 22h – Lundi 3 juin 1991, La 5, 20h50

Scénario : Jerry Stahl, Mark Frost, Harley Peyton et Robert Engels

Réalisation : Todd Holland

 

Treizième épisode (The Orchids Curse)

Samedi 27 octobre 1990, ABC, 22h – Lundi 3 juin 1991, La 5, 21h40

Scénario : Barry Pullman

Réalisation : Graeme Clifford

 

Quatorzième épisode (Demons)

Samedi 3 novembre 1990, ABC, 22h – Lundi 10 juin 1991, La 5, 20h50

Scénario : Harley Peyton et Robert Engels

Réalisation : Lesli Linka Glatter

 

Quinzième épisode (Lonely Souls)

Samedi 10 novembre 1990, ABC, 22h – Lundi 10 juin 1991, La 5, 21h40

Scénario : Mark Frost

Réalisation : David Lynch

 

Seizième épisode (Drive with a Dead Girl)

Samedi 17 novembre 1990, ABC, 22h – Lundi 17 juin 1991, La 5, 20h50

Scénario : Scott Frost

Réalisation : Caleb Deschanel

 

Dix-septième épisode (Arbitrary Law)

Samedi 1er décembre 1990, ABC, 22h – Lundi 17 juin 1991, La 5, 21h40

Scénario : Mark Frost, Harley Peyton et Robert Engels

Réalisation : Tim Hunter

 

Dix-huitième épisode (Dispute Between Brothers)

Samedi 8 décembre 1990, ABC, 22h – Vendredi 28 juin 1991, La 5, 22h30

Scénario : Tricia Brock

Réalisation : Tina Rathbone

 

Dix-neuvième épisode (Masked Ball)

Samedi 15 décembre 1990, ABC, 22h – Vendredi 5 juillet 1991, La 5, 22h30

Scénario : Barry Pullman

Réalisation : Duwayne Dunham

 

Vingtième épisode (The Black Widow)

Samedi 12 janvier 1991, ABC, 22h – Vendredi 12 juillet 1991, La 5, 22h30

Scénario : Robert Engels et Harley Peyton

Réalisation : Caleb Deschanel

 

Vingt et unième épisode (Checkmate)

Samedi 19 janvier 1991, ABC, 22h – Vendredi 19 juillet 1991, La 5, 22h30

Scénario : Harley Peyton

Réalisation : Todd Holland

 

Vingt-deuxième épisode (Double Play)

Samedi 2 février 1991, ABC, 22h – Vendredi 26 juillet 1991, La 5, 22h30

Scénario : Scott Frost

Réalisation : Uli Edel

 

Vingt-troisième épisode (Slaves and Masters)

Samedi 9 février 1991, ABC, 22h – Vendredi 2 août 1991, La 5, 22h30

Scénario : Harley Peyton et Robert Engels

Réalisation : Diane Keaton

 

Vingt-quatrième épisode (The Condemned Woman)

Samedi 16 février 1991, ABC, 22h – Vendredi 9 août 1991, La 5, 22h30

Scénario : Tricia Brock

Réalisation : Lesli Linka Glatter

 

Vingt-cinquième épisode (Wounds and Scars)

Jeudi 28 mars 1991, ABC, 21h – Vendredi 16 août 1991, La 5, 22h30

Scénario : Barry Pullman

Réalisation : James Foley

 

Vingt-sixième épisode (On the Wings of Love)

Jeudi 4 avril 1991, ABC, 21h – Vendredi 23 août 1991, La 5, 22h30

Scénario : Harley Peyton et Robert Engels

Réalisation : Duwayne Dunham

 

Vingt-septième épisode (Variations and Relations)

Jeudi 11 avril 1991, ABC, 21h – Vendredi 30 août 1991, La 5, 22h30

Scénario : Mark Frost et Harley Peyton

Réalisation : Jonathan Sanger

 

Vingt-huitième épisode (The Path to the Black Lodge)

Jeudi 18 avril 1991, ABC, 21h – Vendredi 6 septembre 1991, La 5, 22h30

Scénario : Harley Peyton et Robert Engels

Réalisation : Stephen Gyllenhaal

 

Vingt-neuvième épisode (The Night of the Decision)

Lundi 10 juin 1991, ABC, 21h – Vendredi 13 septembre 91, La 5, 23h30

Scénario : Barry Pullman

Réalisation : Tim Hunter

 

Trentième et dernier épisode (Beyond Life and Death)

Lundi 10 juin 1991, ABC, 22h – Vendredi 20 septembre 91, La 5, 23h30

Scénario : Mark Frost, Harley Peyton et Robert Engels

Réalisation : David Lynch

 

 

 

Twin Peaks : Feu marche avec moi (Twin Peaks : Fire Walk With Me)

Sortie France : 3 juin 1992. Sortie États-Unis : 28 août 1992. Durée : 2h15.

Écrit par David Lynch et Robert Engels

Réalisation : David Lynch

Le film raconte les sept derniers jours de la vie de Laura Palmer.

Avec

Sheryl Lee : Laura Palmer

Ray Wise : Leland Palmer

Mädchen Amick : Shelly Johnson

Dana Ashbrook : Bobby Briggs

Phoebe Augustine : Ronette Pulaski

David Bowie : Phillip Jeffries

Eric Da Re : Leo Johnson

Miguel Ferrer : Albert Rosenfeld

Pamela Gidley : Teresa Banks

Heather Graham : Annie Blackburn

Chris Isaak : Agent spécial Chester Desmond

Moira Kelly : Donna Hayward

Peggy Lipton : Norma Jennings

David Lynch : Gordon Cole

James Marshall : James Hurley

Jürgen Prochnow : Woodsman

Harry Dean Stanton : Carl Rodd

Kiefer Sutherland : Sam Stanley

Lenny von Dohlen : Harold Smith

Grace Zabriskie : Sarah Palmer

Kyle MacLachlan : Agent spécial Dale Cooper

Frances Bay : Mme Tremond

Catherine E. Coulson : La Femme à la bûche

Michael J. Anderson : Le Nain dansant

Frank Silva : Bob

Walter Olkewicz : Jacques Renault

Al Strobel : Philip Gerard (le Manchot)

Gary Hershberger : Mike Nelson

Sandra Kinder : Irene

Chris Pedersen : Tommy

Victor Rivers : Buck

Rick Aiello : Cliff Howard

Gary Bullock : Shérif Cable

Jonathan J. Leppell : Petit-fils de Mme Tremond

 

 

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